· 

RLCS S7 : Renault Vitality sur le toit du monde !

 

Ils ramènent la coupe à la maison ! Renault Vitality a décroché le titre de champion du monde RLCS S7 après avoir éliminé tour à tour les trois meilleures équipes nord-américaines, en terminant face à G2 Esports en finale. L’Europe récupère le titre au terme d’une édition franchement dominée par les NA.

 

 

Quelle histoire ! De Dignitas à Renault Vitality, le transfert de Kaydop était, à l’orée de la saison 7, l’un des plus risqué. Le normand a osé quitter l’hégémonique dynastie Dignitas après trois finales RLCS consécutives, dont deux remportées. Quelques mois plus tard, l’histoire lui donne raison : c’est son ancien capitaine ViolenPanda, non qualifié, qui lui passe sa troisième médaille de champion du monde RLCS autour du cou.

Kaydop assoit ainsi un peu plus sa domination sur le jeu de Psyonix au niveau mondial : 5 titres de champion d’Europe consécutifs, 3 titres de champion du monde avec 5 finales jouées à la suite. A ses côtés, son ami Fairy Peak! décroche enfin un titre majeur - le plus prestigieux, et devient ainsi le deuxième français de l’histoire à être couronné champion du monde. Le jeune prodige écossais Scrub Killa complète idéalement ce roster. Pour sa première apparition en LAN RLCS (en deux participations), le gamin est logiquement sacré MVP de ces phases finales.

 

 

Les nord-américains dominateurs

Pourtant, à l’aube de ce dimanche 23 juin, il était difficile d’envisager une équipe européenne remporter le tournoi, tant les nord-américains sont parus dominateurs. C’est assez simple : les 4 équipes NA sont sorties invaincues du premier tour, remportant notamment toutes leurs confrontations face aux européens. Y compris G2 Esports, tombeur de Renault Vitality sur le score de 3-1.

Pour accéder aux playoffs, les 4 équipes EU ont dû se défaire des équipes océaniennes et sud-américaines. Personne n’a tremblé : ce format de poules de trois équipes inédit aura instauré une logique : NA > EU > OCE / SAM. Comme prévu, il a également proposé des rencontres dénuées d’enjeu. Psyonix va vraiment devoir revoir sa copie la prochaine saison.

 

 

Playoffs : un petit club gaulois fait de la résistance

En playoffs, exit le format à double-élimination : le dernier jour, la défaite est interdite. Les ¼ de finales proposaient logiquement 4 duels EU vs NA. Dans la continuité des deux premiers jours, l’Europe a été dominée : Triple Trouble n’a pas fait le poids face à Rogue, Cloud9 a pris une belle revanche face au FC Barcelone, G2 Esports a failli se faire reverse-sweep par le PSG Esports mais a tenu le coup. Au milieu de ces déconvenues pour le vieux continent, un petit club gaulois a fait de la résistance...

Le format de ces Worlds a été conçu pour offrir cette affiche en finale, mais c’est finalement en ¼ que les deux champions régionaux se sont retrouvés : NRG vs Renault Vitality. Ce match va marquer le réveil d’un véritable rouleau compresseur. L’équipe française va se lancer dans une entreprise de démolition visant les trois têtes de série nord-américaines qui se sont successivement présentées sur sa route.

NRG en quart de finale sur le score de 3-1, Cloud9 en demi-finale avec un cinglant 4-0 puis G2 Esports en finale, 4-1. La détermination du trio franco-britannique était visible, leur envie de gagner se lisait sur leurs visages et l’explosion de joie de Kaydop, Fairy Peak! et Scrub Killa n’a fait que confirmer cette impression. Cette équipe a été bâtie pour remporter les plus grandes compétitions.

 

 

Le prochain rendez-vous majeur aura lieu dans deux semaines, du 5 au 7 juillet à Valence, en Espagne, pour la troisième étape du DreamHack ProCircuit.

 

Par Boyan